Archives de Tag: Jean-Luc Mélenchon

Les partis brûlent-ils ?

Pour mes camarades du PG qui gardent la tête froide.

Suite des réflexions entamées dans le précédent billet.

Petite précision à l’attention de ceux qui ne lisent que ce qui les arrange : je suis fermement favorable à la constitution de listes Front de Gauche aux municipales partout où cela est possible, comme je l’ai voté en mars dernier au congrès du Parti de Gauche. Cela inclut évidemment la ville de Paris.

Cela étant posé, je reviens sur le climat délétère qui gangrène actuellement les relations au sein du Front de Gauche et à l’intérieur du Parti de Gauche. Les responsables sont comme toujours à chercher dans la minorité. La minorité des dirigeants communistes parisiens, d’abord, qui propose à ses militants de se prononcer en faveur d’une liste commune avec la candidate solférienienne Anne Hidalgo dès le premier tour. Un tel choix serait, j’en suis convaincu, une grave erreur d’appréciation de la situation politique actuelle. Mais je l’ai déjà dit : c’est mépriser nos camarades parisiens que de partir du principe que ceux-ci feront le même choix que leurs dirigeants. Personnellement, j’espère qu’ils les contrediront, mais je n’ai pas d’information sur ce point, alors j’évite les plans sur la comète (contrairement à cette rumeur qui a circulé sur les réseaux sociaux, je n’ai jamais parié un restaurant avec Nathanaël que le PCF parisien s’allierait au PS dès le premier tour).

Plus grave que le mépris à l’égard de nos camarades communistes parisiens, le mépris que certains, notamment au PG, affichent à l’égard des autres camarades communistes. Ils semblent ne pas remarquer qu’à Marseille (qui est une petite bourgade sans importance, comme chacun sait), Aix, Montreuil et tant d’autres, le PCF a opté pour des listes autonomes sous l’étiquette Front de Gauche. Ce mépris là touche aussi les militants PG hors de Paris, qui se préparent à des situations bien délicates, quand ils devront travailler avec le PCF local tout en gérant la haine déversée par leur direction parisienne.

N'oublions pas ce qui nous rassemble.

N’oublions pas ce qui nous rassemble.

Une alliance PS-PCF à Paris serait à coup sûr un sale coup pour le Front de Gauche, je n’en disconviens pas, mais ce qui se joue ces jours-ci m’inquiète bien davantage pour l’avenir de celui-ci. Avec tout le respect que je dois à mon camarade Alexis Corbière, d’où lui vient cette certitude qu’un tel événement mettrait KO le Front de Gauche pour six mois au moins ? La vie politique française, ça n’est pas Paris, et ce genre de prophéties relève davantage de Paco Rabanne que de Karl Marx. Avec tout le respect que je dois à Jean-Luc Mélenchon, depuis quand ce discours qui consiste à mettre un partenaire au pied du mur à coup de déclarations du type « Personne n’est obligé d’être membre du Front de Gauche » ? Tout cela me rappelle tristement le slogan de Reagan « Love it or leave it ! »

Notre incapacité à bâtir une alternative à gauche depuis l’élection de François Hollande est décourageante, mais ce n’est certainement pas en cessant de faire de la politique qu’on avancera. Et ces derniers jours, la ligne du PG n’a rien de politique, et n’a aucun lien avec le « parti creuset » qu’il prétendait être quand j’y ai adhéré en septembre 2012. Elle se résume aujourd’hui en deux axes : premièrement, celui qui ne déverse pas sa haine sur Pierre Laurent et les communistes parisiens est un traître à la solde du gouvernement, deuxièmement, qui s’exprime contre le premier axe n’a pas sa place au PG et doit le quitter. Cela n’a rien de politique, c’est du chantage, et on en voit les effets. Ma décision de ne pas renouveler mon adhésion au PG serait anecdotique, si seulement je n’apprenais pas chaque jour le départ de tel ou tel camarade.

Quand j’ai rejoint le PG, le maître mot était « l’éducation populaire », ce travail qui avait conduit Mélenchon à un score historique à la présidentielle. Contrairement à ce que croient certains idolâtres, ce résultat n’est pas le fruit du seul charisme de tribun du candidat, mais bien le travail acharné des militants de l’ensemble des organisations du Front de Gauche, appliquées alors à défendre le projet de « L’humain d’abord » qui nous rassemblait alors, et, j’ose l’espérer, nous rassemble toujours. Seule cette stratégie pourra convaincre que le Front de Gauche est la véritable alternative aux angoisses de la classe ouvrière, pas le Front National. C’est en luttant aux côtés des travailleurs au quotidien, en expliquant à tous et sans relâche notre projet politique que nous gagnerons. Certainement pas avec ces querelles de riches, ces querelles d’apparatchiks qui ne donnent de nous que l’image de petits tyrans staliniens en puissance.

Bonus musical : Eiffel – Libre

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Le jour où je me suis réveillé antisémite (j’ai pas aimé)

Ça s’est passé en début d’année, au travail. Un clash avec un élève, ça arrive de temps à autres, un peu plus souvent dans un bahut de banlieue parisienne – pas spécialement riche – au nord de l’Essonne que dans un établissement tranquille, dans un collège rural – pas spécialement plus riche – quelque part entre Marmande et Mont-de-Marsan. Ça n’a rien de plaisant mais pas question non plus de tomber dans les clichés du prof francilien vivant un enfer. Ce jour là, le ton est monté entre Ahmed (j’ai changé le prénom volontairement pour des raisons évidentes) et moi. Il avait merdé, je me suis fâché trop vite, j’ai pas lâché de lest. Je l’ai poussé dans ses derniers retranchements, ma supériorité intellectuelle (je le dis sans arrogance, j’ai plus du double de son âge) l’a obligé à prendre la posture de la victime, jusqu’à ce que ça tombe : « Vous faites ça parce que vous aimez pas les arabes. »

Mon sang n’a fait qu’un tour, et je le dis en toute franchise, heureusement que la CPE se trouvait à mes côtés pour calmer le jeu. Je l’ai laissé faire, car on était arrivé à ce point où la loi est le dernier rempart contre les réactions violentes. Depuis cet incident, Ahmed continue à me casser les pieds, à intervalles réguliers, mais au fond on s’aime bien lui et moi. À la veille de Noël, il m’a offert des chocolats.

racisme

Comme tout le monde, je n’apprécie pas trop les insultes que je ne mérite pas, même si mon ton provocateur m’y expose plus que de raison. Mais il est un type d’insultes que je ne suis jamais parvenu à tolérer à mon encontre : les accusations de racisme de toutes sortes. J’inscris dans cette catégorie toutes les accusations qui me paraissent corollaires : sexisme, homophobie, antisémitisme etc.

Pas question pour moi de faire une hiérarchie des victimes, mais l’accusation d’antisémitisme, dans la violence de l’insulte, c’est un petit plus d’infamie. Républicain, j’ai toujours été gêné par certaines expressions médiatiques du type « les juifs de France » (que l’on retrouve avec les autres religions, mais surtout avec les juifs, me semble-t-il). On serait donc « juif » avant d’être Français ? Et en tant que Français, les juifs constitueraient donc une catégorie homogène ? Tout cela me paraît hautement improbable. Je ne suis pas expert, mais s’il faut parler des juifs, je dirai que j’en ai rencontré suffisamment pour avoir trouvé parmi eux des types extraordinaires, des crétins, des marrants, des pénibles, des homosexuels et des homophobes, des mecs de droite, des mecs de gauche, des pratiquants, des pro-palestiniens etc. En d’autres termes, j’ai cru y trouver la même proportion de chaque trait de caractère présent chez les non-juifs. Pour cette raison, l’antisémitisme, comme les formes de discrimination évoquées plus haut, est une pensée nauséabonde qui a toujours dépassé mon entendement.

Drôle, mais malheureusement tellement vrai.

Drôle, mais malheureusement tellement vrai.

Au delà de ces considérations générales, il y a cette blessure collective des camps de la mort. Les miens aussi, communistes et autres résistants, y ont péri, bien que dans des proportions moins importantes. Et puis je suis assez vieux pour avoir eu de mes grands-parents le récit aussi vertigineux que sordide des rafles. Ce crime là était contre l’humanité, et quiconque se dit humain en est historiquement victime, par solidarité avec ceux qui n’ont eu à une époque pour unique tort que celui d’être né juif.

Monsieur Quatremer devrait savoir quelle peut être la blessure ressentie lorsque quelqu’un se contente d’insinuer qu’on est antisémite. Quand il flétrit ainsi mon camarade Jean-Luc Mélenchon, je ne sais plus comment interpréter les propos de Claude Askolovitch à son égard et que rapporte mon camarade du Cri du Peuple dans un de ces derniers billets, au prix de bien malsaines menaces de procès en diffamation de la part du gratte-papier de Libération. Quatremer a-t-il été blessé par ce rappel de Nathanaël, ou bien est-ce là un effet de tribune de la part de quelqu’un prêt à disqualifier ses adversaires en les accusant d’infamie ? Dans ce cas, au delà du coup blessant qu’il assène à l’un des nôtres, et donc à nous tous, il exprime son mépris des véritables victimes de l’antisémitisme.

Monsieur Quatremer a présenté des excuses après que Michel Soudais a publié sur Politis l’enregistrement invalidant le tombereau d’ordures qui s’est abattu sur nous ce week-end. Je salue cet acte, qui est propre à grandir celui qui le pratique avec sincérité. La blessure, elle, est intacte, et ma rancune à ce sujet sera tenace.

Cependant, je voudrais, pour conclure, m’adresser à mes « camarades » du parti socialiste. J’appartiens au même parti que Jean-Luc Mélenchon. J’ai conscience que ses prises de parole publiques engagent l’ensemble de notre parti, et m’engagent donc à titre personnel. Si le co-président de mon parti se rendait coupable de quelque infamie, je ne resterais pas les bras ballants. J’attendrais de lui des excuses, faute de quoi j’entrerais dans la logique du « c’est lui ou moi ». Par lucidité, je me dois donc de préciser que ce serait forcément moi qui déchirerait ma carte.

Le Parti Socialiste n’a présenté aucune excuse officielle pour avoir ainsi agrandi la horde des calomniateurs. J’attends les excuses d’Harlem Désir, de Frédérique Espagnac et/ou de David Assouline. D’ici là, sache une chose, camarade du parti socialiste, simple militant ou même « cadre » de bonne foi conscient de la gravité des insultes proférées. Je te tiens pour complice de celles-ci tant que tu n’auras pas présenté des excuses en ton nom. À ta place, je n’hésiterais pas à le faire, ou a minima à soutenir le camarade Mélenchon, comme l’ont fait Julien Dray et Pascal Cherki, adversaires politiques que je combats, mais militants, pour le coup responsables, que je salue.

Bonus historique : Jean-Luc Mélenchon, qui cite si souvent un certain Bronstein (tiens, ça sonne un peu juif comme nom !), est aussi un fervent héritier de Robespierre. À mon tour, l’extrait me paraît venir à point :

« [Les juifs] ne doivent pas être persécutés : ils sont hommes, ils sont nos frères ; et anathème à quiconque parlerait d’intolérance ! Nul ne peut être inquiété pour ses opinions religieuses, vous l’avez reconnu et dès lors vous avez assuré aux Juifs la protection la plus étendue. » (Discours sur le droit de vote des comédiens et des Juifs, 23 décembre 1789 à l’Assemblée Constituante)

Un grand merci à l’ami Stan pour son aide précieuse…

Bonus musical : La Ruda Salska – Unis

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Les raisons de la colère

Ce billet a été écrit ce matin, mais ce sont bien les aléas d’un séjour en province (sic) qui me contraignent à publier seulement ce soir. Soyez rassuré, je rentre à Paris demain.

Ça se termine, ce congrès. À l’heure où je démarre ce billet, Martine Billard, à la tribune pour clore ce long week-end, vient de dénoncer les attaques infâmes de quelques cloportes qui se proclament indûment journalistes à l’encontre de mon camarade Jean-Luc Mélenchon. Je ne m’étendrai pas davantage sur les propos diffamatoires de quelques uns, tant il semble que les antisémites ne sont pas forcément ceux que l’on croît. Nous, au Parti de Gauche, nous ne le sommes pas, et si nous avions des gages à fournir, ce ne serait certainement pas à ces messieurs qui se nourrissent de la haine de classe.

5,000 personnes présentes, difficile de rester sagement assis.

5,000 personnes présentes, difficile de rester sagement assis. (Photo : François Longérinas)

Beaucoup de fatigue ce matin, et malgré le soleil enfin décidé à se montrer franchement, l’envie de rentrer pour simplement dormir ou bouquiner au calme. Nous voilà au termes de deux jours de débats nourris, et il faut bien le dire, pas toujours détendus. De bien mauvaises langues pourraient dire de nous qu’on passe notre temps à se foutre sur la gueule. Qu’ils ne s’en privent pas. Nous avons l’incroyable volonté de ne pas être des donneurs de leçon, comme monsieur Carvounas. Nous avons l’incroyable volonté de ne pas nous comporter comme des parasites gouvernementaux avec comptes à numéros, imposant aux autres ce qu’on se garde bien d’appliquer à soi-même. Oui, au Parti de Gauche, on s’engueule, parce que l’exercice de la démocratie est bien une expérience difficile au quotidien. Nous appelons à la convocation d’une constituante qui posera les jalons d’une VIème République, et cette VIème République ne sera pas le jouet d’oligarques pourris. Oui, on s’engueule davantage dans un congrès démocratique que dans les think tank, ces cercles qui pensent qu’une bonne idée ne peut pas germer dans l’esprit d’un peuple.

Le "camarade et néanmoins ami" Nathanaël Uhl, en pleine intervention "punk".

Le « camarade et néanmoins ami » Nathanaël Uhl, en pleine intervention « punk ».

Au Parti de Gauche, nous appliquons à nous-mêmes ce que nous voulons étendre à l’ensemble de la société. Alors on s’engueule. On s’engueule mais on ne se fâche pas. On s’engueule comme les camarades, comme les frères que nous sommes. On s’engueule, enfin, mais si notre colère est intacte, elle est toujours dirigée dans le bon sens. Nous pouvons être fiers du travail accompli depuis la création du Parti de Gauche en 2008, fiers des campagnes menées avec nos partenaires dans le cadre du Front de Gauche, fiers du résultat produit par ces mois de préparation de Congrès, fiers du résultat auquel il a abouti en ce week-end aquitain. Nous ne sommes pas devenus une association de baronnies ni un cartel de courants politiques, comme ce parti soi-disant socialiste qui serait comique s’il ne détenait pas tous les leviers du pouvoir dans notre pays. Nous n’avons pas dilué notre discours à des fins électorales, nous ne l’avons pas faussement durci dans un gauchisme de parade, nous sommes restés fidèles à ce que nous sommes, ni plus ni moins que les défenseurs de la révolution citoyenne.

Martine Billard à la tribune.

Martine Billard à la tribune. (Photo : Rémy Blang)

Notre colère, je le maintiens, est une colère saine, parce qu’elle se dirige contre Laurence Parisot, contre Pierre Moscovisci, contre la famille Peugeot et tous ceux qui sont de l’autre côté de la barrière de classe et qui sont donc nos ennemis. Nous l’avons à nouveau affirmé ces jours-ci : il est grand temps que la peur change de camp. Pour ma part, et comme ce camarade à la tribune hier, je rappellerai en conclusion les propos de Félix Dzerjinski : « Pour nos adversaires, quatre murs, c’est trois de trop. »

Bonus Delapierre :

Bonus musical : The Ramones – Blitzkrieg Bop

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A Bourg-Egalité, la lutte continue !

C’est un exercice curieux auquel j’ai assisté hier soir, alors que se déroulait à Bourg-Égalité – du nom que lui avaient donné ceux de la grande révolution – le meeting de campagne de Pascale Le Néouannic pour la législative partielle de la 13ème circonscription des Hauts de Seine qui inclut aussi les villes de Sceaux, Antony et Châtenay-Malabry. Trop peu le savent, mais l’élection de mai dernier a en effet été invalidée dans cette circonscription historiquement ancrée à droite. La raison ? Monsieur Devedjian a triché. Cette figure notable du sinistre Groupe Union Défense et d’Occident, avocat de métier, avait au printemps dernier choisi pour suppléant Monsieur Siffredi, déjà suppléant de sénateur. On ne peut pas imaginer une seule seconde que l’ami de François Fion ignorait le code électoral, il s’agit donc bien d’une manifestation de cette manière d’être à droite, qui consiste à se croire en permanence au dessus des lois.

À Antony, l’adversaire, j’utiliserai même à titre personnel le terme d’ennemi (de classe) a déjà maintes fois montré son pouvoir de nuisance. Et c’est ce que Pascale rappelle avec talent ce soir, dans une salle de 400 personnes comment le vieil ami de Nicolas Sarkozy organise la spéculation immobilière locale, au profit de ses amis. Patrick Devedjian, c’est le candidat de la bourgeoisie parasite, celle qui stigmatise les plus faibles pour mieux masquer ses propres errances. Et d’ailleurs, ne nous y trompons pas. La politique d’opposition que ce triste sire prétend représenter, c’est le plan « Fion 3 », dont l’application a été interrompue grâce notamment aux 4 millions de voix qui se sont portées sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon le 22 avril dernier.

Salle comble à Bourg-la-Reine, pour le meeting de Pascale Le Néouannic

Mais le combat est d’autant plus rude qu’à Antony comme ailleurs, ceux qui défendent des valeurs de progrès et d’humanisme sont méprisés par les laquais au pouvoir, plus prompts à se rendre à l’université d’été du MEDEF qu’à défendre les salariés du groupe pharmaceutique SANOFI. Et Julien Landfried, le chevènementiste au garde à vous, ne propose pas autre chose. Son programme, c’est celui du soutien sans aucune faille au gouvernement actuel. Son programme, c’est le choix de l’austérité à perpétuité, c’est le choix de la politique Merkozy teintée de pseudo-normalité.

Mais comme l’a rappelé Jean-Luc Mélenchon, qui était, avec la maire de Bagneux Marie-Hélène Amiable, venue soutenir Pascale et son suppléant Pierre Ouzoulias, ce n’est pas parce qu’Antony fait partie de ces circonscriptions supposées « perdues d’avance » que nous devons renoncer à nous battre. Faire de la politique, c’est créer un rapport de force, et c’est notre devoir de n’abandonner aucun territoire de la République aux forces du capitalisme.

De gauche à droite : Marie-Hélène Amiable, Pascale Le Néouannic, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Ouzoulias

Je ne suis pas électeur dans la 13ème circonscription des Hauts de Seine, donc je ne participerai pas au vote du 9 décembre, alors si toi, tu votes là bas, sois sympa de voter pour toi, pour moi, pour nous et donc pour Pascale Le Néouannic.

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