Des débats et des hommes.

Bon. Cette fois ça a commencé. Il faisait moche à Bordeaux, hier. Les camarades qui étaient en voiture avec moi, et tous ceux qui savent mon attachement à cette ville se sont bien chargés de me le rappeler. En même temps, on n’est pas venus pour enfiler des perles. On est là pour bosser.

Des congressistes studieux.

Des congressistes studieux.

Hier, il y en avait du travail. J’ai le plaisir de voir mes camarades montreuillois Claudio Calfuquir et Franck Boissier sur l’estrade, en tant que membre du bureau du congrès. C’est donc un ami qui donne le coup d’envoi de notre séquence de travail du jour, longue et dense. Il ne s’agit pas des questions les plus sexy, tant elles sont internes à notre parti. Il s’agit de finances, je n’en parlerai pas. On a beau vivre une époque où on invite les curés à parler de sexualité, et Roselyne Bachelot d’éthique politique, je me refuse à évoquer ici des sujets sur lesquels je suis si peu compétent.

Mon camarade Franck (et d'autres) à la tribune.

Mon camarade Franck (et d’autres) à la tribune.

Il s’agit aussi de statuts, avec des enjeux qui peuvent paraître souvent abscons, même pour les plus aguerris des militants présents. À l’instar de nos camarades du PCF, nous nous organisons alors en ruches de travail, par petits groupes, pour débattre à nouveau des enjeux politiques qui se cachent derrière les choix que nous avons à faire sur l’évolution structurelle de notre parti. Sans entrer dans les détails, je me contenterai de réaffirmer ce que j’écrivais ici il y a quelques semaines : ce n’est jamais une erreur de parier sur l’intelligence collective. Nous ne rentrerons pas de Bordeaux avec un parti parfait, mais nous avons su éviter les écueils les plus dangereux. On va pouvoir faire sérieusement de la politique.

Les camarades de Seine Saint-Denis.

Les camarades de Seine Saint-Denis.

Aujourd’hui, le soleil est (partiellement) revenu, mais nous en profiterons assez peu. C’est à la tâche immense de discuter le texte d’orientation politique. Je me réjouis à nouveau, à l’heure où j’écris, de la qualité des débats. Nous ne sommes pas là pour nous bercer d’illusions sur l’état de nos forces, nous ne sommes pas là pour nous jeter des fleurs, nous ne sommes par là pour une réunion de bureaucrates auto-satisfaits. Nous, congressistes, sommes décidés à ne pas être des avatars de nos « camarades » soi-disant socialistes. Nous ne sommes pas la chambre d’enregistrement de décisions prises en haut, nous sommes la voix de nos camarades de comités. Et bien que les débats soient en cours pour encore longtemps aujourd’hui, j’ai toute confiance en l’affirmation répétée d’une volonté, celle d’un parti qui se construit par la base, qui s’applique à lui-même ce qu’il revendique pour tous : la démocratie, et la souveraineté populaire. Et tant pis si c’est dur, pourvu que nous avancions, pourvu que nous améliorions sans relâche ce qui ne sera jamais autre chose qu’un outil d’émancipation de la classe ouvrière.

Bonus musical (en hommage à mon camarade Sydné) : Gorillaz – Clint Eastwood

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Une réflexion sur “Des débats et des hommes.

  1. […] de manière aussi peu diplomate, c’est que je sais combien ce piège nous guette tous. Mes récents billets ont souvent traité de cuisine interne au PG ou des thèmes de politique générale. Je […]

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