Cahier de vacances : billet à la con.

Je ne peux pas refuser grand chose à mon père. Je me prête donc à ce petit jeu futile mais toutefois amusant. Et puis je suis en vacances, alors estimez-vous heureux de ne pas voir des photos de mes tongs sur ce blog. Il paraît qu’il y a des règles à respecter :

« La marche à suivre est simple. La plupart du temps, une ou plusieurs questions nous sont posées. Le blogueur doit y répondre et envoyer son article à d’autres blogueurs. Ils y répondent et envoient eux aussi l’article à d’autres blogueurs, etc .Il faut poster les règles sur le blogs, répondre aux 11 questions et inventer 11 nouvelles questions puis partager le tag avec 11 personnes en mettant un lien vers leurs blogs et leur annoncer la nouvelle ! »

  1. A quoi bon écrire ?

À quoi mal surtout ? Écrire est pour moi autant une souffrance qu’une joie, un accouchement dont je suis le propre maïeuticien, bien qu’il faille que certains m’aident. Ils se reconnaîtront.

  1. Ton dernier coup de cœur musical ?

Je redécouvre les Foo Fighters. Ça nettoie les oreilles.

  1. Quel est le ressort de ton engagement ?

La haine de l’injustice est le fondement de mon engagement, mais le ressort, c’est une autre question. Disons que cela tient à la joie rare mais profonde de me sentir utile. La conviction que notre combat est juste est à-même de nous donner des ailes.

  1. Est-ce que Malraux a raison : le 21e siècle sera spirituel ou ne sera pas ?

Voilà une citation qui confirme que parfois, on rate des occasions de fermer sa gueule. Si être spirituel revient à transformer le service public d’audiovisuel en Télé et Radio Vatican, alors à quoi bon ? Être spirituel ou pas, c’est une question de riches.

  1. La figure politique ou publique qui t’inspire le plus ?

Ça peut paraître bidon, mais je n’ai pas de réponse à offrir. Toute figure mise en avant me gêne. J’ai lu avec attention les hommages à Chavez et Hessel, et je comprends l’émotion qui s’est manifestée autour de moi, mais je ne la partage pas vraiment. Bien sûr, Chavez avait ma sympathie alors que j’attends impatiemment la mort de Thatcher (ce jour là, promis, je reprends sept fois de l’aligot), mais vivant ou mort, ça ne va guère plus loin.

  1. Quand est-ce que tu écris sur Le Cri du peuple ?

Je vais essayer d’en parler prochainement, parce que la filiation Vallès-Vautrin-Tardi, je dis oui.

  1. Que penserais-tu de monter une coopérative d’information alternative ?

Je suis pas contre l’idée, mais je ne suis pas journaliste et n’ai pas l’intention de le devenir. Si on parle de mon rapport à la publication sur internet, j’aime publier sur ce blog et collaborer ponctuellement au Cri du Peuple, mais ce n’est pas mon métier. Si d’autres s’y collent, en revanche, l’idée me plaît.

  1. Un seul film à conseiller à l’inculte que je suis ?

Bread and Roses de Ken Loach. Une réflexion sur le combat syndical, sur la dureté du parcours d’un migrant, et les contradictions de l’action syndicale et politique quand cela devient un métier à plein temps.

  1. Quel est ton poème préféré et pourquoi ?

Tengo de Nicolás Guillén. J’aime la simplicité par laquelle tout ce qui doit être dit est dit. Je ne résiste pas à l’envie de reproduire in extenso la dernière strophe :

« Tengo, vamos a ver,
que ya aprendí a leer,
a contar,
tengo que ya aprendí a escribir
y a pensar
y a reir.
Tengo que ya tengo
donde trabajar
y ganar
lo que me tengo que comer.
Tengo, vamos a ver,
tengo lo que tenía que tener. »

  1. Que faire ?

Combattre !

  1. Et Dieu dans tout ça ?

Il y a trop d’athées sympa pour que je rate la fiesta qu’on se fera en Enfer. Donc je continue à vivre sans lui.

Mes victimes :

  1. Politeeks, qui aurait dû la fermer sur Twitter ! 😉
  2. La rénovitude
  3. Celui qui milite désormais pour de vrai à Montreuil
  4. L’ibère
  5. Mon ami et presque voisin Pierre
  6. Jérémie pour qu’il ouvre enfin son blog.
  7. Thomas, le meilleur bassiste de tous les temps !
  8. Mon camarade et collègue Matthieu Lépine
  9. Pierre que j’invite à répondre ici-même !
  10. Le camarade de Socialisme Critique, qui n’avait qu’à pas faire son malin.
  11. Jean-Luc Mélenchon parce que ça me ferait bien marrer qu’il se prête à ce jeu somme toute bien futile.

Mes questions :

  1. Quel est, selon toi, l’impact politique de nos blogs, et plus particulièrement du tien ?
  2. Le plus grand motif de déception depuis le 6 mai ?
  3. En dehors de Paris et Bordeaux (sinon ce serait trop facile), quelle est la plus belle ville du monde ?
  4. Parmi les combats à mener, lequel te tient le plus à cœur ?
  5. Un peintre à me faire découvrir ?
  6. Qu’est-ce qui t’a poussé à prendre une carte, à en rendre une ? Si tu n’en as pas, qu’est-ce qui te retient ?
  7. Ta dernière manif ? La prochaine ?
  8. Te verrai-je au congrès du PG dans 10 jours ?
  9. Tu me racontes un peu un prof qui t’a marqué dans ta scolarité ?
  10. Es-tu plutôt pour les goulags ou contre l’idée de laisser les ségolénistes en liberté ?
  11. Suis-je surtout beau, ou surtout brillant ?

Bonus musical : Foo Fighters – The pretender

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2 réflexions sur “Cahier de vacances : billet à la con.

  1. […] en réseau, le mot d’ordre se répand très vite. Et donc me voilà sonné de répondre par Rock’n'rouge. Les règles sont […]

  2. 1) J’aimerais croire que nos blogs contribuent à changer le monde. Mais je pense que plus modestement, ils nous servent à nous informer et à échanger nos idées entre militants et sympathisants de gauche. Ce qui est déjà beaucoup. Je pense qu’au final, beaucoup de jeunes militants « comme moi » doivent beaucoup à Internet et aux blogs dans leur engagement et leur formation intellectuelle.

    2) Comme beaucoup, je n’attendais rien d’Hollande du point de vue économique. L’attaque contre la hiérarchie des normes avec l’ANI, l’austérité, tout était annoncé. La vraie déception concerne le maintien d’une politique sécuritaire, xénophobe et violente à l’égard des ouvriers en lutte.

    3) J’ai beau avoir toujours vécu en ville, je suis assez peu sensible à leur beauté. J’y trouve surtout un confort de vie lié à la proximité de tout (bars, commerces, amis…). En vrai, la plus belle région du monde, c’est le Pays Basque. Que celui qui est déjà entré en vallée des Aldudes en avril, quand les feuilles des arbres ont des reflets dorés, et qui ne me comprend pas me jette la première pierre.

    4) C’est une question à vrai dire un peu bizarre pour moi. Disons que j’ai tendance à m’investir dans les combats que je mène en fonction des gens que je rencontre et qui mène ces combats. Je fonctionne énormément à l’affectif. Et à l’utilité. Là où il y a besoin de « bras », je suis là, quand bien même ce n’est pas mon premier sujet de préoccupation. Bon, dit comme ça ça fait un peu homme providentiel, mais #EnVrai c’est juste que j’aime rendre service.

    5) Là je vais être un peu embêté, ma connaissance dans ce domaine étant ultra limitée. Du coup, je vais botter en touche avec le très joli tumblr de dessins de @Dame_Moustache : http://ftisy.tumblr.com/ et notamment son très sympathique tarot divinatoire.

    6) Ce qui m’a poussé à prendre une carte ? Le sentiment d’avoir trouvé un parti et des militants qui correspondent à mes idées et mon état d’esprit. Le fait qu’au final, j’étais déjà à un niveau d’engagement tel que ce n’était plus un choix, mais simplement une sorte de « régularisation » d’un état de fait.

    7) Dernière manif pour le 14 novembre et la grève européenne à Francfort. 4h à attendre devant le consulat grec en discutant avec des militants politiques et syndicaux allemands, avant la manif à la nuit tombée entre les gratte-ciels des banques, qui se finit par une prise de parole devant la BCE, accompagné par un français résidant sur place. La prochaine, probablement la marche pour la réhabilitation de la Commune de Paris et des communards ce 18 mars.

    8) Tu me verras au Congrès, et nous irons même ensemble.

    9) Des profs qui m’ont marqué, il y en eut quelques uns, mais puisque nous parlons politique, ce fût surtout dans ce domaine mon prof d’histoire-géo de lycée (j’avais pris un forfait trois ans). Un monstre de gentillesse et d’érudition, et, chose rare, un excellent pédagogue accessible à ses élèves. Accessoirement, il s’était débrouillé pour avoir des rabais sur l’Atlas du Diplo en faisant une commande de groupe pour la classe. C’est donc un peu de sa faute si je suis un horrible gauchiste. Et puis ses titres étaient remplis de jeux de mots. Ce qui n’a rien arrangé non plus.

    10) Le goulag, c’est swag. Et le ségolénisme est un nihilisme. C’est dit.

    11) En fait, t’es surtout brillant. Même si tu cherches à te convaincre de l’inverse. Tu sais de quoi je parle.

    Bon sinon, comme j’ai pas 11 blogueurs à recruter, je vais faire comme l’ami Socialisme critique et briser la (nos?) chaîne(s).

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