Skunk Anansie – Black Traffic : De la musique qui s’écoute mieux en bougeant la tête

Il y a des artistes qui vieillissent mal, d’autres se séparent et se reforment, le temps d’un concert aux allures de visite de musée. Skunk Anansie n’est pas de ceux-là. Que ceux qui trouvaient que Wonderlustre était un cran en dessous de leurs précédentes créations se rassurent, le nouvel opus, Black Traffic, est une tuerie.

Je regarde mon compteur iTunes. L’album est sorti aujourd’hui, j’en suis à ma neuvième écoute. La première mesure annonce la couleur, des coups sourds de batterie annoncent l’arrivée d’une guitare plus saturée que jamais et d’une Skin visiblement plus enragée que jamais. Difficile de croire qu’elle flirte désormais avec la cinquantaine. Il ne faudra pas s’attendre à un chef d’œuvre d’innovation, certes, mais Skunk Anansie mûrit sans vieillir, et compte sur une association qui a fait ses preuves : l’énergie incroyable de sa chanteuse et la noirceur très rock de sa rythmique. En somme, rien n’est inventé, mais chaque mesure est d’une perfection jouissive.

Avec ça, je n’ai toujours pas su déterminer si le quatuor britannique était une formation de pop empreinte de violence rock, fleurant bon les années 80 ( je pense notamment à un morceau comme Drowning), ou une formation rock apaisée de douceur pop ( là je pense au titre Our summer kills the sun, ou, pour remonter un peu le temps, We don’t need who you are, extrait de l’album si bien nommé Post-Orgasmic Chill)

L’ironie, c’est que Skunk Anansie, produit d’un lieu (l’Angleterre) et d’une époque (les années 90) qui a offert de nombreuses vedettes internationales ( Muse, Radiohead, Placebo, Blur, …) est un groupe finalement peu connu en France, malgré des contributions aux BO de blockbusters. Sur ce point, peut-être que la contribution savamment discrète de Shaka Ponk sur le chanson Spit you out fera bouger les lignes.

Je n’en dis pas plus, Black Traffic, plus encore que ses prédécesseurs, est une machine à tubes en puissance. Pas une seconde à jeter sur ces quarante minutes de bonheur. En ce qui me concerne, je retourne écouter I believed in you, mon coup de cœur perso, en attendant le Zénith le 24 novembre.

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4 réflexions sur “Skunk Anansie – Black Traffic : De la musique qui s’écoute mieux en bougeant la tête

  1. lecridupeuple dit :

    A tout le moins, tu as réussi à m’imposer un truc : je dois écouter cet album en entier.

  2. […] lire la supberbe chronique de Benoît sur les Pogues, ou plus simplement acheter un billet pour Skunk Anansie, le 24 novembre prochain au […]

  3. […] de mille promesses. L’occasion était trop belle, voir pour la première fois en concert Skunk Anansie, ce groupe découvert petit à petit, à l’adolescence, avec des chansons comme « I can […]

  4. […] pleine de mille promesses. L’occasion était trop belle, voir pour la première fois en concert Skunk Anansie, ce groupe découvert petit à petit, à l’adolescence, avec des chansons comme I Can Dream, […]

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