Pour qui roule Lutte Ouvrière ?

J’ai failli intituler cette note « Pourquoi tant de haine ? » Moi, je croyais que LO, c’était nos copains. Hors Front de Gauche, certes, mais plutôt du même bord que nous. Les divergences tactiques avec ces camarades ne devant pas masquer les convergences de fond, notamment sur ce que doit être une société débarrassée du capitalisme. Osons les grands mots, une société « sans État et sans classes ». Je me souviens d’une époque, dans mes jeunes années, où je trouvais Arlette vachement plus classe que Robert le barbichu. Au point de donner ma voix aux dits camarades, à l’occasion. Parce que reconnaissons-le, il a fallu le TCE pour réveiller le PCF de sa torpeur, et quelques années encore pour voir émerger le Front de Gauche tel que je m’y reconnais aujourd’hui.

Alors, camarades, pourquoi tant de haine à notre égard, et à l’égard de l’ancien porte-parole de notre programme politique, le camarade Jean-Luc ? Que vous ne parveniez pas à faire la différence entre les propos de celui-ci et ceux d’autres camarades du Front de Gauche, ça ne m’étonne pas. La morale de moines-soldats qui vous caractérise vous honore à bien des égards, mais elle n’est pas la nôtre. Nous, nous questionnons ouvertement la ligne, régulièrement, publiquement même, et je vous raconte même pas les coups de piolets idéologiques quand on est entre nous. On aime ça, ça nous paraît important de dépasser la scolastique de la sainte trinité Marx-Lénine-Trotsky. Nous voyons la politique comme une institution séculaire, pas régulière. Je ne dis pas que nos méthodes n’ont pas de faiblesses, mais je crois qu’elles ont le mérite de la cohérence. Pour qui voudrait faire vivre une démocratie de conseils, il faut prendre la mesure des risques que cela comporte. Notre projet d’éducation populaire vise ainsi à impliquer les classes laborieuses dans le processus politique. Refuser la dialectique, ou ne pas pratiquer cette éducation populaire, c’est ouvrir la voie à un nouveau maoïsme.

Mais je m’égare, cher lecteur et camarade, pardonne-moi. Lutte Obscure, donc, concentre actuellement ses feux sur nous, parce qu’il est probablement vérifiable que nous faisons plus de tort au prolétariat que le capitalisme lui-même dont nous sommes, cela va sans dire, les complices. Camarade Laurence (Parisot), toi qui lis régulièrement ce que j’écris (tu me l’as dit lors de notre dernière soirée Front de Gauche et Spéculation sur le blé, ce soir-là, au bar du Crillon, tu portais cette belle robe rouge de madone révolutionnaire), toi qui sais reconnaître les tiens, tu sais bien que nos intérêts sont ceux du Capital. Dernière cible en date, notre positionnement en faveur d’un référendum sur le TSCG. Ton argument, ce combat détournerait nos forces des vrais problèmes, puisque ce traité ne changerait rien à la casse de toutes façons programmée du monde du travail en Europe. Ce qui est très con, c’est que cet argument, je l’ai déjà présenté dans une note où je flinguais moi-même le dit traité. Il t’a sans doute échappé que pour moi comme pour mes camarades, l’analyse purement économique de la question était largement partagée.

Camarade, tu prétends que ce traité ne changera rien à la donne, qu’il soit signé ou pas. Dans le fond, je suis d’accord. En pratique, cependant, il n’est pas de combat secondaire. Ce que tu ne sembles pas comprendre, c’est que réclamer un référendum, c’est d’abord réclamer une tribune, une occasion de se faire entendre. Camarade, tu subis comme moi les médias bourgeois à longueur d’année, tu sais aussi que si le choix du référendum était adopté, ceux-ci ne nous feraient pas plus de cadeaux qu’en 2005. Tu sais enfin que même en cas de victoire du non, il n’y aurait pas de changement de trajectoire à espérer du gouvernement, pas de fameux plan B. Mais tu sembles négliger une chose essentielle. En 2005, c’est le Non qui l’avait emporté. Nos idées, nos valeurs avaient progressé. C’était balbutiant, mais porteur des germes de l’espoir, parce que ce prolétariat, que tu prétends vainement représenter depuis si longtemps, s’était lui-même saisi de la question, et avait refusé le choix des éditocrates. Le référendum de 2005 est à mon sens l’acte historique fondateur du renouveau de la gauche. Conjugué à la décrépitude ségoléniste du parti soi-disant socialiste, le champ était mûr pour l’émergence du Front de Gauche en 2008. Alors, fort de cette analyse, je me pose la question. Pourquoi tant d’acharnement contre notre volonté de référendum. Te rends-tu compte, camarade, qu’à nous tirer dans les pattes, tu fais la joie du gouvernement ? Au bout d’un moment, j’en viens à craindre qu’effectivement, tu en sois parfaitement conscient, et que cette propagande que tu mènes a pour but d’empêcher que nous prenions de l’ampleur. Mais sur ce point je te rassure, piquer des électeurs à LO ne nous permettra jamais de prendre une quelconque ampleur.

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33 réflexions sur “Pour qui roule Lutte Ouvrière ?

  1. lecridupeuple dit :

    Reblogged this on Le Cri du Peuple and commented:
    Ceci est mon premier reblog. Il fallait que cela en vaille la peine. Mais voici un article fort bien écrit et très intéressant de l’homme que l’on appelle Arthur Fontel. Il a la gentillesse de rester sur le fond politique. A lire donc.

  2. babelouest dit :

    Hélas camarade, il est pourtant vrai que nos querelles sur la forme du combat affaiblissent notre détermination sur le fond. Je remercie ici le cri du Peuple qui a donné ce lien, que je ne connaissais pas.

    Ni dieu ni maître, c’est évident. Ensuite, les chemins pour y parvenir sont si longs, si différents, si capricieux bien souvent ! J’ignore si tu as une culture marxiste-léniniste : pour moi, pas du tout. J’ai découvert Marx en classe de Philo, quand il fallait analyser le texte du Manifeste (chez les « bons pères », oui, oui, oui, on peut rire).

    Comme tu le soulignes très justement, la tenue d’un référendum est L’occasion de déployer un maximum de pédagogie en direction de ceux à qui £€ $¥$T€M la refuse. 2005, on peut le rejouer, d’autant mieux que la situation s’aggrave encore. Et toutes les vraies forces de gauche doivent tendre à parler d’une seule voie pour expliquer, expliquer, expliquer.

    Pour ma part, j’avais exposé ici quelques lignes en vue d’une alternative, il y a quelque temps.
    http://bab007-babelouest.blogspot.fr/2012/05/nouvelle-donne-lanarchie-une-utopie.html
    Seule certitude : ce n’est pas pour demain ! Mais il faut commencer tout de suite à préparer les esprits à un autre contrat social auquel les enfants doivent être habitués très tôt, un contrat essentiellement basé sur l’égalité. C’est dire comme il y a du boulot !

    • rocknrouge dit :

      J’ai eu l’immense chance de découvrir la politique à un moment où la recomposition était nécessaire à gauche, puisqu’elle suivait la véritable décomposition de notre camp après 1991 ( car je suis de ceux qui pensent que la fin du bloc socialiste n’a pas fait de tort qu’aux apparatchiks staliniens). Par conséquent, j’ai toujours eu la volonté de construire sans préjugé, en prenant à gauche et à gauche ce qui me semblait bon à prendre. Les idées auto-gestionnaires et les utopies anarchistes font partie de ma culture, autant que les thèses « purement » communistes ou les humanismes du XXème siècle façon Russell-Orwell. J’ai donc lu avec grand intérêt ton article, et me suis retrouvé avec un énorme plaisir dans tes définitions de la propriété.

  3. recriweb dit :

    Sur Twitter, ai répondu ceci :

    Il existe d’autres tribunes possibles. Pourquoi ne pas choisir comme tribune la lutte pour l’interdiction de tous les licenciements, la lutte pour l’échelle mobile des salaires ? Et pourquoi au contraire choisir un « combat » qui n’est pas (c’est le moins qu’on puisse dire) exempt de connotations nationalistes ? http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2301&id=6

    Quant à notre positionnement, il n’a évidemment pas attendu l’existence du #FdG pour exister et être défendu http://recriweb.tumblr.com/post/31043193193/le-traite-de-maastricht-ou-comment-detourner

    Tu dis que nous ferions « la joie du gouvernement » en ne partageant pas votre mot d’ordre. Il nous semble au contraire qu’Hollande vous préfère ainsi, mobilisés sur un traité mettant en péril « la souveraineté nationale », que cherchant à mobiliser massivement contre sa politique anti-ouvrière et le patronat français dont il est l’un des principaux serviteurs institutionnels. C’est ce qu’il attend probablement de la « radicalité » d’une formation « disponible pour gouverner ».

    C’est pour cette raison que nous parlons de « diversion ». Aucun acharnement particulier de notre part, mais le devoir, à nos yeux, de dénoncer celle-ci auprès des travailleurs, des sympathisants et militants du #FdG, de tous ceux qui sont attachés à la défense des travailleurs..

    Quant aux dirigeants du PCF (et du PG), nous avons appris à rien à en attendre.

    J’ajoute cela : il n’y a pas d’autre enjeu que celui de redonner confiance aux travailleurs dans leurs propres forces, de les aider à retrouver dans leur boîtes le chemin des luttes. Cela ne pourra jamais se faire au nom d' »intérêts nationaux », ni au nom d’une autre politique de la bourgeoisie, mais se fera sur la seule base de leur intérêt de classe. C’est-à-dire en se débarrassant, radicalement et définitivement, de leur illusions réformistes et du poison du nationalisme.

    Même extrêmement minoritaire, nous défendrons toujours ce point de vue (un point de vue que tu peux caricaturer, non sans une certaine paranoïa, en une supposée volonté de notre part de vous « tirer dans les pattes », mais… c’est juste pas possible). En espérant que les insultes et les sous-entendus qui s’abattront sur nous convaincront le moins possible.

    • rocknrouge dit :

      Paranoïa peut-être. Mais si tu me permets l’analogie, le 9 thermidor est l’alliance des résidus d’enragés et de la bourgeoisie moderne pour anéantir les jacobins. L’ironie, c’est que les LO de l’époque, Billaud-Varenne ou Collot d’Herbois, se sont alliés aux UMPS du type Boissy d’Anglas, et l’ont finalement eu dans l’os.

      • babelouest dit :

        Très juste analogie.

        Et pour répondre succinctement à recriweb, n’avoir à la bouche que le terme « travailleur » est devenu contre-productif, en un temps où n’existent plus que des travailleurs isolés, à temps partiel et fractionné, en miette, très difficilement mobilisables, ainsi qu’une masse de chômeurs démoralisés, démobilisés et mal représentés malgré leur nombre grandissant. Le Smicard à temps plein et au boulot à peu près stable est devenu presque l’élite, le « nouveau petit bourgeois ».

        Je me trompe ?

      • recriweb dit :

        Dommage que le mépris en lequel tu nous tiens t’amène à nous associer a priori aux instigateurs de la Terreur blanche. Pour ma part, les massacres en masse des Jacobins me font davantage penser à l’élimination systématique par Staline de plusieurs générations de révolutionnaires bolcheviks (notamment trotskistes)…

    • RadTransf dit :

      Concrètement, à part taper sur le FdG pour son supposé nationalisme, qu’à fait LO de plus que le FdG sur la question de l’internationalisme ? Je parle de faits, pas juste de déclarations ronflantes ?

  4. Lilly54 dit :

    Bonjour Rock. Je ne ferai pas une démonstration politique ou historique. Juste ceci de la part de quelqu’un qui a un long parcours politique et syndical : LO n’a toujours roulé que pour elle et a toujours été contre tout ce que la gauche a pu entreprendre de rassemblement et de mobilisation. Elle a été comme Poutoux en son temps la caressée des médias pour mieux enrayer toute velleité de rassemblement à gauche. Son rôle est donc de nous taper dessus. Point barre ! Pas réjouissant mais c’est ainsi vous en ferez votre expérience avec Arthaud. On la sortira du formol à chaque élection et à chaque occasion de diviser la gauche. Pour l’heure, il s’agit pour les médias de marginaliser Jean-Luc Melenchon et le Front de Gauche ! LO est un de leur bras pour exécuter ce travail ! Et elle sait bien le faire en entamant son refrain : tous pourris ! Fraternellement. Lilly54

    • rocknrouge dit :

      Et pourtant j’ai un profond respect pour l’action de LO au sein des syndicats. Mercier face à Morano au grand journal, ce fut un instant d’une grande jubilation. Et je regrette qu’on ne puisse pas en dire autant du PG par exemple. Nous avons des forces qui pourraient être complémentaires si LO n’était pas aussi ouvertement anticommuniste.

      • Mirkof dit :

        « LO n’était pas aussi ouvertement anticommuniste »

        je rigole 🙂 LO anti-communiste? Il y a vraiment beaucoup d’anerie sur le web 😦

    • rocknrouge dit :

      Se poser systématiquement en détracteur de toutes les formes de communisme qui ne suivent pas l’orthodoxie trotskiste, j’appelle effectivement cela de l’anticommunisme. Secondaire davantage que primaire, peut-être, mais j’assume parfaitement le mot.

  5. Arsène dit :

    Il ont été clairs, que ce soit au PG ou au PCF, ils ne participaient pas à un gouvernement pour appliquer autre chose que le programme du FdG, en précisant que « l’humain d’abord » constituait un tout et que ça n’avait pas de sens d’en prendre un volet en laissant de coté les autres. (de mémoire)

    En dehors de ça, JLM a fait bien pire que de sous-entendre qu’il était prêt à être premier ministre, il a été candidat pour être président.

  6. rocknrouge dit :

    Ce qui est drôle, ce sont les procès d’intention sans jamais tenir compte de nos actes. Le Front de Gauche, c’est pour moi un concept avant même d’être une organisation de fait. C’est le cadre dans lequel j’ai pu m’écharper avec des camarades bien plus expérimentés et cultivés (politiquement) que moi en toute amitié, d’égal à égal. J’y ai appris à l’ouvrir, à me taire, à convaincre et à me laisser convaincre. La révolution commence là.

  7. Lo dit :

    Eh ben… le camarade Jean-luc doit être bien triste quand il voit toutes ces incapacités à se rassembler malgré ses efforts. LCR NPA LO fossiles du PC MPPT et tous les satellites persuadés que LA virgule de différence dans la motion mérite un courant autonome vous me donnez envie de pleurer quand l’humour de Rocknrouge ou Lecridupeuple ont fini de me faire rire… péché d’orgueil disait l’opium du peuple, on n’en sortira jamais !

    • rocknrouge dit :

      Mon humour est acéré comme mon piolet. Mais le pire, c’est qu’au fond j’aime bien les militants LO. Un peu.

      • Lo dit :

        Eh oui, moi aussi j’aime bien @recriweb ! Et j’ai toujours une bonne dose d’admiration pour la verve et la conviction de Nathalie Arthaud face aux chiens de garde médiatiques, surtout le crâne d’oeuf de BFM, aux dernières présidentielles.

    • lecridupeuple dit :

      On ne te fait plus rire Lo ? Pour de vrai ?

      • Lo dit :

        Quand je pense au bien commun et au gâchis d’énergie et d’intellect non vous ne me faites plus rire mais c’est pas faute d’humour, c’est que la situation est trop grave. Sinon, rapporté à ma petite personne et au présent immédiat, si si vous me faites rire. C’est comme cette histoire de Hitler sur les cahiers ici, en Thaïlande, tu vois, on peut en rire et en pleurer à la fois, fin c’est comme ça que je le ressens (je te renvoie la photo par twitter au cas où tu n’aurais pas fais gaffe)

      • rocknrouge dit :

        Ah oui, l’image Hitler et les biberons, ça me rappelle cette abominable et hilarant épisode de South Park sur « La passion du Christ » de Mel Gibson.

  8. lecridupeuple dit :

    J’en profite pour glisser un mot à Recriweb sur l’élimination systématique d’au moins deux générations de révolutionnaires. Je condamne. Comme je l’ai dit ailleurs, le stalinisme contribue à ce que le communisme n’ait aucune historicité.
    Cela dit, rien qu’en lisant les thèses de Léon T. sur la militarisation des syndicats, je me demande si celui que tu appelles « le vieux » aurait fait moins pire.
    Un doute raisonnable subsiste dans mon esprit peut être un peu trop marqué par Cronstadt et la Makhnovshtina.
    Désolé de ressortir les cadavres de ton placard. #oupas

  9. […] à un comportement pro-bourgeois/contre-révolutionnaire (pas de mention inutile). Je ne vise personne. Étudiant, voulant sortir de ce gauchisme qui faisait de moi – de fait – le leader d’un […]

  10. fleury dit :

    Lutte ouvrière, un vieux phono que j’écoute avec nostalgie. Léonard Cohen me fait le même effet, il me ramène 45 ans en arrière, et les paroles me reviennent comme si c’était hier. « vous détournez les travailleurs….. Suzanne m’enmèène écouter les sirèèènes… »

  11. RadTransf dit :

    « En pratique, cependant, il n’est pas de combat secondaire »

    A chaque fois que quelqu’un dit ça, un petit chaton est sauvagement assassiné.

    Bien sûr qu’il a des combats secondaires, c’est même ce qu’il y a de plus courant. Les journées n’ont que 24h, il faut bien choisir ses luttes. D’ailleurs quand quelqu’un sort cette phrase, ça veut dire en fait : « mon combat est prioritaire sur le tien mais je ne peux pas te le dire en face », parce que tout le monde établi ses priorités.

    Bien sûr que la lutte contre le TSCG est prioritaire, l’Europe est la pointe avancé du capitalisme. Si te veux te battre contre lui, il faut te battre contre la construction européenne.

  12. rocknrouge dit :

    Au plaisir de te lire par ci par là, camarade ! 🙂

  13. RadTransf dit :

    Comme quoi, camarade, mais pas trop

  14. […] pu vous parler du dernier album de Muse, mais ami lecteur, je t’aime. Même toi, le trotskiste. Non, pas toi le ségoléniste : je te connais, tu ne sais même pas […]

  15. Derob dit :

    Bien écrit. Je commente alors.
    Pour moi, la refondation de la gauche se situe plutôt en 2002 qu’en 2005. D’ailleurs, à mon avis, sans le fort résultat de la gauche du PS en 2002, il n’y aurait pas eu de voix dissonantes au sein du PS en 2005 et je pense que le référendum aurait donné autre chose. Je refais un peu le match, mais je me souviens du choc après 2002 au sein du PS, et ça me semble plausible.

    Les militants LO sont d’énormes militants : très efficace, et ne compte pas leur dépense d’énergie. Enorme boulot dans les boîtes. La classe ouvrière en a besoin.

    C’est normal que l’extrême-gauche tape sur sa droite : elle considère que faire miroiter un mirage empêche la révolution. Je pense que le fait que le FdG se présente comme révolutionnaire, mais avec un programme socialiste sans sortie du capitalisme (n’y vois pas un jugement de ma part) peut agacer les révolutionnaires d’extrême-gauche. On peut le comprendre, surtout si ça leur coûte des militants. Par contre, la gauche n’a pas à taper sur l’extrême gauche. C’est un point d’appui dont il faut prendre soin.

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